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samedi 12 février 2011

La Mosquée de Tsingoni

Mayotte étant à 95 % musulmane, on ne peut pas ne pas évoquer les mosquées. Dans chaque village, chaque hameau, il existe une salle de prières, dite Mosquée du Vendredi, et une mosquée,  plus ou moins grande, où les Mahorais se retrouvent aussi pour la prière mais également pour tous les autres événements religieux. Ici, vous ne verrez personne prier dans la rue...
Située sur la côte ouest, Tsingoni est perchée sur un éperon dominant la mer.
Côté mer, avec l'orage qui gronde.
Côté île, avec la mosquée et son minaret
Tsingoni possède la première mosquée en pierre de l'île.
À l'origine, elle était couverte en feuilles de palmier.
Sa construction remonterait au XVI ème siècle, entre 1441 et 1556, et serait l'œuvre d'un sultan Shirazien car l'île a été islamisée à cette époque par des sultans venus des Comores, eux-mêmes précédés par des envahisseurs musulmans d'Afrique (Kenya ?).
L'intérieur est paraît-il le plus beau site archéologique sacré de Mayotte.
Le Mihrab, niche orientée vers La Mecque, porte la date de 944 de l'Hégire qui correspond à l'année 1566. Des archéologues la datent de 1538.
Rien que sur cette photo trois horloges!
La construction est très massive, les ouvertures étroites.
Dans les années 70-80, il a été décidé d'en construire une autre plus grande et attenante. C'est à cette époque que le minaret a été érigé.
Depuis longtemps, la voix du muezzin est relayée par haut-parleur (pas heureusement d'ailleurs)

Près de la mosquée s'étend un cimetière avec deux sépultures de sultans.
Dans l'ancienne mosquée, un fidèle était en train de prier dormir!
Voici la  salle de prière de la nouvelle mosquée qui est d'ailleurs toujours en construction, alors qu'elle a été inaugurée en 1993!

Beaucoup de choses à observer sur ce calendrier musulman. H 1432 est l'année actuelle de l'Hégire. Le 12 février est fêté Maoulida, la naissance du prophète, qui nous vaudra un jour férié de plus...

dimanche 6 février 2011

Jour de marché


Le marché de Coconi, dans le centre de l'île, a lieu tous les mois dans le parc du lycée agricole. C'est un marché de producteurs qui était libre autrefois mais depuis quelques mois, les exposants doivent être inscrits à la Chambre d'Agriculture. Là encore, les habitudes mahoraises ont été bousculées et cela n'a pas plu à tout le monde...
Visite en commençant par le non-alimentaire. Bien sûr, tout n'est pas produit ici.


La position assise au sol est très caractéristique des femmes Mahoraises

Brodeuse au travail et dessous, une de ses réalisations


Vannerie

Les deux touffes d'herbes sont des chapeaux, les fameux (dans la région) chapeaux de Sada.
Côté cuisine
Jaque, tamarin, gingembre, papaye, corossol ....en sirop ou en confiture

Le repas de midi

Poulets poulets poulets poulets !

Rôtissoire-barbecue

On ne dit pas samoussas mais sambosas. À gauche, jus de fruits frais et fleurs
Fruits et légumes, mais ça on en trouve partout ailleurs


Et ne partons pas sans un sachet de fleurs séchées, d'ylang-ylang par exemple:

vendredi 4 février 2011

Grandeur et décadence

Ah! Un monument historique à Mayotte... Faut voir ça!
Depuis 1841, année où Mayotte est devenue française, de nombreux gouverneurs ont résidé d'abord sur Petite-Terre puis à Mamoudzou. C'est donc vers cette résidence que conduit une piste de 4 km dans la forêt tropicale, jusqu'à des hauteurs dominant le chef-lieu.
Alléché par une photo dans un guide, où l'on apprend qu'elle a été rénovée il y a peu, elle doit mériter le détour. Sûrement une de ces magnifiques demeures en style colonial.

Et après bien des efforts car la pente est raide, quelle beauté!


Il ne nous reste plus qu'à imaginer que les réceptions de Monsieur le Gouverneur devaient être bien agréables dans ce cadre, sous cette varangue, sur ces bancs de pierre, au milieu de ce qui devait être un beau parc fleuri. Il y avait même une baignoire à ciel ouvert.
Aujourd'hui, c'est la nature qui reprend vite ses droits.

La table d'orientation vers Petite-Terre n'oriente plus grand monde ni grand chose d'ailleurs, le point de vue étant dévoré par la végétation.
Concernant la mise en valeur et la conservation du patrimoine, là encore tout reste à faire.

mardi 25 janvier 2011

L'école des fans

Dans tous les villages plus ou moins importants, les enfants vont tous, dès le plus jeune âge, à l'école coranique.
Ils y vont soit le matin avant d'aller à l'école (de la République) de 6 h jusqu'à 7h, soit le samedi et le dimanche et pendant les vacances de l'école de la République. Certains, très nombreux, y vont à tous ces moments!
Voici une classe, le décor est beau mais l'équipement rudimentaire.
Pour la trouver, rien de plus simple: il suffit d'écouter. Un samedi, par exemple, dans une salle de prières ou mosquée du vendredi, je suis attiré par la litanie de ce genre particulier d'écoliers.
Les enfants répètent ensemble presque en criant et inlassablement les lignes du Coran à la baguette.
Je sais par mes élèves que la baguette ne sert pas qu'à montrer...
Cet élève est grand, donc on peut penser qu'il sait à peu près lire l'arabe. Mais les plus petits qui ne savent pas encore lire doivent eux aussi en faire autant! Ayant quelques notions de pédagogie, nous les hussards de l'école de Jules avons vite fait de considérer ça comme du bourrage de crâne. Et nous savons, par des confidences d'élèves, que parfois, les méthodes sont vraiment très "persuasives" pour enseigner quelque chose qui n'est pas compris.
Cependant, je dois à la vérité d'ajouter que la plupart de nos élèves disent aimer aller à l'école coranique. Mais il faut peu pour persuader des enfants d'aimer quelque chose.
Regardez ceux-là comme ils ont l'air heureux:
Tous les Mahorais baigneront dans l'Islam durant toute leur vie.
La preuve avec ce Bacoco (grand-père), pas très loin des enfants.

mercredi 12 janvier 2011

Le port de Mamoudzou

Mamoudzou possède un joli petit port de plaisance, complétant les deux quais des barges qui assurent la liaison avec Petite-Terre.
Le nombre de bateaux augmente rapidement, ce qui voudrait dire que le niveau de vie également, en tous cas pour une petite partie de la population.
Dans ce port voisinent des bateaux-taxis (taxi-boat), les bateaux d'exploration touristique et les embarcations des plaisanciers.

Mais depuis fin novembre, de temps à autre, on peut admirer une autre catégorie de navire.
Voici le quatrième navire de croisière, deux autres étant attendus, qui fait escale dans la baie de Mamoudzou avec 320 passagers.
 Si un jour vous en faites partie, prévenez-nous!

mardi 11 janvier 2011

Taxi brousse

Il existe deux sortes de taxis à Mayotte.
Les taxis brousse et les taxis de Mamoudzou, sponsorisés par SFR.
Les taxis de Mamoudzou vous transportent pour 1,20 € (1.60 € le weekend) partout dans la ville et sa banlieue.
Leur fonctionnement est celui de tous les pays africains et même peut-être d'autres pays moins "occidentalisés".
Je m'explique: vous hélez un taxi et il vous charge. Si vous trouvez la situation normale, ça ne va pas durer; avant même de repartir, ou après avoir roulé quelque temps, le chauffeur prendra avec vous un, deux, trois ou quatre autres passagers qui viendront se tasser contre vous pour que vous n'ayez pas froid! À moins qu'il n'ait pas voulu partir avant d'être complet, comme à l'aéroport ou même ailleurs. C'est qu'ici, les taxis roulent "complet", et ce n'est pas une question d'écologie.
C'est complet: 5 passagers, on peut partir!
S'il arrive que pendant le trajet des passagers descendent, le chauffeur demandera par sa glace ouverte aux passants s'ils veulent monter, même si ceux-ci n'ont rien demandé!
Il en existe de toutes les tailles.

En-dehors de Mamoudzou et sa banlieue, vous êtes dans ce qu'on appelle la brousse.
Les taxis qui la desservent s'appellent donc taxis brousse. Ils sont indépendants ou bien appartiennent à des compagnies qui couvrent une partie de l'île.
Il y a quelques années, c'était peut-être comme ça:

Aujourd'hui, ils sont de moins en moins brousse. Mais ils sont très nombreux, ont le même fonctionnement, toujours complets et de toutes tailles.
Couleur-type

10 places ou plus
Le tarif varie en fonction de la distance, de 3 à 10 voire 15 €.
Comme ils sont très nombreux, on peut penser que la circulation dans l'île s'en trouve moins dense.
Côté conduite, il faut faire très attention car ils s'arrêtent n'importe où, sans se ranger, sans clignotant, mais personne ne râle alors nous on fait aussi comme eux maintenant.

À part les taxis, comme la population n'est pas riche et donc n'a pas forcément d'auto, c'est soit le scooter soit le stop, qui ici fonctionne très bien. Des ados aux personnes âgées, tout le monde fait du stop et nous-mêmes prenons très souvent des passagers. À chaque sortie de village, à toute heure, il y a des candidats.

mercredi 5 janvier 2011

Jardin tropical

Le jardin botanique de Coconi, au centre de l'île, est un bien bel endroit.
Balade au pays des fleurs et plantes tropicales:

Une fleur bien défendue (euphorbe)


Rose de porcelaine

Tonnelle de bambous et petit pont de bois



Fleur ou fruit ?

Bouquet final!
Pour les senteurs et les chants d'oiseaux, votre présence est indispensable...ou votre imagination.